dimanche 20 mai 2012

Chicago : la foule d'individus de Magdalena Abakanowicz


Avant de partir demain pour un mois aux USA, il me revient à l'esprit une installation permanente hors du commun qu'il m'a été donné de voir avec émotion à Chicago en 2011, à "Grant Park".

Il s'agit d'une oeuvre monumentale de l'artiste polonaise Magdalena Abakanowicz, intitulée AGORA : 106 personnages sans têtes en fonte, fondus en 2003-2006 aux fonderies polonaises SREM.

AGORA, Grant Park, Chicago
Chacun de ces personnages a sa propre individualité, sa propre texture de "peau" : il s'agit d'individus ayant leur propre "personnalité" dans une foule anonyme.
Nous nous trouvons en face d'écorces, de "peaux" animales et végétales, qui m'ont fait forte impression.


Magdalena Abakanowicz

Magdalena Abakanowicz est née dans une famille aristocratique russo-polonaise. 
Elle avait 9 ans lorsque la guerre a éclaté.
Vinrent ensuite 45 années de domination soviétique sur la Pologne.
Dans un pays au fonctionnement instable, Magdalena Abakanowicz a développé une forme d'art qui s'essayait à traduire et exprimer ce que pouvait être la dignité et le courage.

AGORA, Grant Park, Chicago

Dans son oeuvre, ce qui est encore vivant rencontre ce qui est déjà mort, ce qui survit sous l'oppression rencontre les forces qui aspirent à la liberté.
Son oeuvre est unique et impressionnante. Voir ici .

lundi 14 mai 2012

Randonnée dans les "Cinque Terre", après la catastrophe...



Nous avons randonné 3 jours pleins dans les "Cinque Terre", du 3 au 5 mai.


Le Parc des  Cinque Terre est constitué de cinq villages accrochés au dessus ou au bord de la mer, dans une zone absolument spectaculaire située en Ligurie, entre Gênes et La Spezia, et plus précisément entre Levanto et Porto Venere.
Le site des Cinque Terre est classé au Patrimoine Mondial par l'Unesco.


Vernazza


Ces villages, tous plus beaux les uns que les autres, ont pour nom : Riomaggiore, Manarola, Corniglia, Vernazza, et Monterosso.


L'accès et la circulation entre les villages se fait par train ou par bateau.
Corniglia, où nous avions notre "camp de base" est le seul village à ne pas avoir d'accès à la mer. 
L'accès à la petite gare se fait par un escalier de près de 400 marches.


Monterosso est le seul village à avoir une plage.
Vernazza est, de l'avis unanime, le plus beau  de ces cinq villages.


Entre Monterosso et Vernazza


Il a subit malheureusement le 25 octobre 2011, suite à des pluies diluviennes, une terrible catastrophe : une coulée de boue exceptionnelle a envahit les rues de Vernazza, occasionnant des dégâts matériels et humains considérables. Voir ici!

Ces inondations ont également atteint Monterosso et fortement endommagé certains sentiers, parmi les plus spectaculaires, certains de ceux répertoriés N°2.


Nous avons été surpris et touchés par l'énergie avec laquelle les habitant du Parc des Cinque Terre  se sont mis au travail, mais c'est encore loin d'être terminé, vu l'ampleur de la tâche, pour redonner à Vernazza et aux autres sites touchés leur beauté première, que j'avais pu admirer il y a déjà quelques années.

Nous avons pu randonner sur les nombreux sentiers encore en état.
Les sentiers les plus abrupts comptent une quantité phénoménale de marches : nous avons estimé à 15 000 marches ce que nous avons grimpé - et descendu - au cours de ces trois jours, sans compter les sentiers à fort dénivelé et les chemins plus "cools"...

Vers Porto Venere, d'où nous sommes
revenus en bateau vers Manarola

En tout, à peu près 6 à 7h de marche par jour dans des paysages grandioses : les points de vue qui nous ont  été offerts étaient tout à fait exceptionnels...malgré un temps relativement maussade.

Un site à ne pas manquer, mais attendre encore un peu que deux des sentiers répertoriés N° 2 (à partir de Corniglia, vers le NO et vers le SE) soient remis en état, ainsi que Vernazza, donc dans quelques mois : vaut franchement le déplacement!


Pour plus d'informations, voir par exemple ici , ici , et .

dimanche 13 mai 2012

Photographie : Chris Killip : "ce qui s'est passé..."



...ce qui s'est passé,  "What happened" : tel est le leitmotiv de l'oeuvre de Chris Killip, l'un des photographes  britanniques  majeurs de notre époque, à qui LE  BAL à Paris consacre une saisissante exposition qui se tiendra jusqu'au 19 août 2012 : "What happened Great Britain 1970-1990" .
De l'île de Man où il est né en 1946, au nord de l'Angleterre, Chris Killip enregistre "ce qui s'est passé" : la désindustrialisation, la disparition de la culture et des modes de vie traditionnels en Angleterre. 


 Inspiré par le travail de" photographie documentaire" des Américains Paul Strand (iciet Walker Evans (ici), et des Européens Bill Brandt, August Sander (iciet Robert Frank, il s’attache aux visages, aux paysages, pleins d’âpreté et de grâce, à l’image d’un monde apparemment immuable, sur le point de basculer.

En effet, tout change vite sur l’île de Man, devenue paradis fiscal : tout y est bouleversé et Chris Killip choisit de décrire la confrontation, souvent brutale, de la classe ouvrière britannique avec une politique économique hostile et un autoritarisme culturel.


"Le temps de Killip sera l'Histoire telle qu'elle est vécue de l'intérieur, et non telle qu'elle est écrite. 
Ses sujets seront les oubliés, les marginalisés, les laissés pour compte de la modernité. 
Il entre par empathie dans la vie de ceux qui demeurent dans l'ombre de l'histoire" (LE BAL)

Chris Killip nous donne l'occasion de nous poser la question de l'essence de la photographie dite "documentaire" : doit-on croire en la réalité captée par l'image, ou au contraire doit-on poser par principe son manque de réalité?
Pour Killip, être photographe, c'est à la fois s'engager dans le monde que l'on photographie et aussi s'engager dans l'acte même de le représenter. 
C'est "un drame qui se joue entre les faits visibles et les faits de la vie".

"Une bonne photographie dit que tout ce qui se passe en réalité est invisible".

Voir plus de photos sur mon site Photos ici.

samedi 28 avril 2012

Charonne : un village en plein Paris!



Le quartier de Charonne, dans le XX° arrondissement, à Paris, où j'aime me promener, a conservé tout le charme de l'ancien village qu'il était jusqu'en 1860, année de son rattachement à Paris par Napoléon III. Voir ici.

Le centre du village se situait au carrefour de la rue Saint Blaise et de l'actuelle rue de Bagnolet, là où nous admirons l' église Saint Germain (fermée et en réfection pour cause d'affaissement du sous-sol).

Eglise St Germain de Charonne

Notons que le cimetière du Père Lachaise, ouvert en 1804 se situait alors sur la commune de Charonne.

La rue de Charonne, dans le XI° arrondissement conduisait alors au village de Charonne.
Le boulevard de Charonne, lui, situé à l'emplacement du Mur des Fermiers Généraux marquait la limite entre les communes de Paris et de Charonne, et ce jusqu'en 1860.


Eglise de Charonne vers 1930


Je ne peux pas ne pas évoquer également la station de métro "Charonne", à l'intersection de la rue de Charonne et du Boulevard Voltaire, toujours dans le XI° arrondissement, tristement célèbre depuis le 8 février 1962!


Rappelons que ce jour là une manifestation contre la guerre d'Algérie et contre l'OAS est réprimée par le Préfet de l'époque, Maurice Papon ; 9 personnes trouvent la mort à l'entrée de la station de métro, la plupart étouffées. 
J'étais à Paris à l'époque et j'en suis encore traumatisé : ce nom de Charonne évoque inévitablement pour moi ce drame.Voir ici.


Mais revenons à l' Eglise Saint Germain de Charonne, accolée à son cimetière.


C'est la seconde église de Paris qui jouxte un cimetière, après Saint-Pierre de Montmartre
Voir ici.


Signalons que dans ce cimetière, on découvre le monument du Père Magloire, imposteur qui s'était fait passer pour le "Secrétaire de Monsieur de Robespierre", daté de 1793, la tombe de Mme Malraux et de ses deux fils, ainsi que le tombeau de l'écrivain Robert Brasillach.


Rue St Blaise à Charonne


La rue Saint Blaise, qui monte doucement vers l'Eglise Saint-Germain de Charonne était la rue principale du village.
Elle était anciennement dénommée "Grande Rue Saint Germain". 


Bourgeois et aristocrates de la capitale s'y faisaient construire des demeures de plaisance.
Si ces dernières n'ont pas résisté à l'urbanisation moderne, la rue Saint Blaise a cependant conservé son caractère d'antan.


Au N°2 se trouvait un élégant hôtel construit par l'architecte J. F. Blondel (1706-1774), l'un des créateurs du style Louis XVI.


Non loin, rue de Bagnolet, nous pouvons apercevoir le débouché du tunnel de Charonne (1018m) de l'ancienne ligne de chemin de fer de la Petite Ceinture
L'ancienne gare de Charonne est convertie en café-concert.


Ancienne Gare de Charonne du
Chemin de fer de la Petite Ceinture

jeudi 19 avril 2012

En Alsace : promenade aux châteaux d'Husseren et d'Eguisheim



L'après midi de Pâques, nous sommes allés randonner du côté d' Husseren-les-Châteaux, en Alsace,  dans le Haut-Rhin (Voir ici ).


Le nom du village peut se traduire par "Aux maisons" ; on y a accolé "les-Châteaux", pour le distinguer de son homonyme du sud du Haut-Rhin, qu'on appelle Husseren-Wesserling, dans la vallée de Thann.


Partis du village d' Husseren-les-Châteaux, situé sur un replat qui culmine à 387m, nous suivons le sentier raide (200m de montée) qui nous mène aux ruines des  trois châteaux, qui dominent Husseren et Eguisheim,  et d'où la vue sur la plaine d'Alsace est magnifique.


Sentier d'accès aux trois châteaux

Le chemin nous mène ensuite, depuis le site des Trois Châteaux, et après une descente rapide, au travers de la forêt, aux ruines de l' Abbaye de Marbach (Voir ici  ma note du 7/11/2009). 


Nous parcourons ensuite des sentiers agréables au travers du vignoble, qui nous mènent tout d'abord à Voegtlinshoffen (voir ici ; de ce  village, on jouit d'une belle vue sur Colmar, et on y admire une fontaine originale), puis à Obermorschwihr (voir ici ), et retour à Husseren, après un beau circuit de 3h.

Mais revenons aux châteaux, perchés sur des pitons rocheux, à leurs donjons, et à ce qui  reste des bâtiments!


A noter tour d'abord que ces trois châteaux de Husseren sont également appelés les Trois Châteaux d'Eguisheim...


Les trois donjons se profilant sur la colline du Schlossberg dominent la plaine d'Alsace à 591m.

Il s'agit du Wahlenbourg et du Weckmund, qui sont situés sur la commune d'Husseren, et du Dagsbourg, situé lui, sur la commune d'Eguisheim.

Au nord, le château du Dagsbourg avec ses beaux vestiges, est le plus imposant des trois, et le moins ancien.  
Il a été partiellement détruit et reconstruit au cours des ans et devint la propriété de l'évêque de Strasbourg, qui le donna en fief au Comte de Ferrette. 
Subsiste un donjon carré, avec des murs à bossages, une partie de la courtine, du logis et des écuries.

Château du Dagsbourg

Au centre, le château du Wahlenbourg : ce château est connu depuis 1006. Son donjon date du milieu du XII° siècle et le château a été restauré aux XIII° et XIV° siècles.
Le Dagsbourg et le Wahlenbourg étaient entourés d'un fossé.

Château du Wahlenbourg

Au sud, le château du Weckmund  avec son logis seigneurial : il date du XIII° siècle et fut construit par le Duc de Vaudémont. Il semble que ces deux château, du Wahlenbourg et du Weckmund, pourtant si proches, aient été en guerre à un moment de leur histoire mouvementée.


Ce château, placé à l'avant poste, servait de vigie et de rempart aux deux autres auxquels il était relié par un pont-levis.


Château du Weckmund

A côté du Weckmund se trouvait une tour ronde, appelée Nellenbourg, qui était la prison de la forteresse.
Dans l'enceinte commune des Trois châteaux se trouvait une chapelle dédiée à St Pancrace et consacrée par le Pape Léon IX, natif d'Eguisheim, en l'an 1002.


Toutes ces constructions, sauf la chapelle, furent ruinées en 1466 par les milices de Turckheim et de Kaysersberg, à l'occasion de la "Guerre des Six Deniers" (Voir le paragraphe consacré à cette guerre dans l'article sur la "République de Mulhouse" ici)

On raconte que ces trois châteaux servaient de cadran solaire aux travailleurs de la plaine : à 11h l'ombre couvrait totalement la façade du Dagsbourg, à midi celle du Wahlenbourg, et à 1h celle du Weckmund, tandis qu'à 3h les trois châteaux projetaient leur ombre tout droit devant eux sur la déclivité de la montagne. A vérifier!

Ces trois châteaux, en tout cas sont des témoins, parvenus jusqu'à nous, et visibles de loin, de l'histoire mouvementée de l'Alsace entre le XI° et le XV° siècles, dont furent parties prenantes les évêques de Strasbourg, les Comtes de Dabo, les Comtes d'Eguisheim, les Comtes de Ferrette, les Comtes de Vaudémont, et j'en passe,...lors d'alliances, et de luttes fratricides.

Vue du site des Trois Châteaux
sur la plaine d'Alsace

mardi 17 avril 2012

En Suisse : randonnée vers la magnifique Abbatiale de Romainmôtier



La magnifique Abbatiale de Romainmôtier se situe dans le canton de Vaud, en Suisse.




Nous sommes allés la découvrir, ou la re-découvrir, le lundi de Pâques 9 avril, au cours d'une randonnée - peu ensoleillée et froide - de 6h30 de marche effective sur une portion de la Via Francigena (voir ici), soit l'Itinéraire N° 70 des Chemins suisses. 


Nous avions déjà cheminé sur un autre tronçon de cette voie de pèlerinage, qui mène de Canterbury à Rome, en plusieurs jours, de St-Maurice, en Suisse, à Aoste, en Italie, via le Col du Grand St Bernard : ici.




Nous avons parcouru - en gros - le tiers central du chemin menant de Yverdon-les-Bains (à l'extrémité Sud Ouest du Lac de Neuchatel) à Lausanne : à savoir la portion qui va d' Orbe à Eclepens, soit 24km d'un chemin agréable dans des paysages doucement vallonnés, offrant par moments de splendides points de vue sur les chaînes de montagnes enneigées qui dominent le Lac Léman, côté français.




La découverte de l'Abbatiale enchâssée dans le village de Romainmôtier se fait au détour d'un chemin, et là, l'étonnement et l'émotion nous prennent au ventre et au coeur : nous sommes sous le coup d'un choc qui s'accentue au fur et à mesure de notre approche.


Nous avons sous les yeux une Abbatiale absolument extraordinaire de beauté et de simplicité.
Il s'agit là du plus ancien édifice de style roman de Suisse.




A l'origine, le monastère bénédictin fondé vers 450 par St Romain était le plus ancien de Suisse.
Par la suite, ce monastère rejoint l'ordre de Cluny. 


Porté par l'essor de la grande et prestigieuse Abbaye de Cluny, l'église de Romainmôtier est remise en chantier et une splendide Abbatiale - celle que nous connaissons aujourd'hui - est érigée entre 990 et 1028, sur les fondations des édifices du VIIe siècle et du VIIIe siècle.




Au XVI° siècle, suite à la Réforme que les seigneurs de Berne imposèrent dans le canton de Vaud par la force,  les moines quittent l'Abbaye et de nombreux bâtiments, dont le cloître, sont détruits.




Demeure cependant, outre l'Abbatiale elle-même, une magnifique porterie.




Au début du XX° siècle, une nouvelle restauration a été entreprise.


L'Eglise est aujourd'hui utilisée pour le culte protestant.


Pour suivre en détails l'histoire mouvementée de cette Abbatiale, voir ici.


La visite de cette extraordinaire Abbatiale a été pour nous le point d'orgue d'une belle journée de marche sur les chemins suisses que nous affectionnons et où nous allons toujours de découvertes en découvertes!

dimanche 15 avril 2012

Opéra : La Traviata au Met : Amour et Mort


Samedi 14 Avril, nous avons assisté à la retransmission, au Kinépolis de Mulhouse en live depuis le Met, de La Traviata de Verdi.


Avec Natalie Dessay (soprano) dans le rôle de Violetta (pour la première fois au Met), Matthew Polenzani (ténor) dans celui d'Alfredo Germont, et Dmitri Hvorostovski (basse), dans le rôle du père d'Alfredo, Giorgo Germont.

La Traviata est inspirée de "La Dame aux Camélias" d'Alexandre Dumas. 
Elle fait partie de la "trilogie" qui, avec Rigoletto et Il Trovatore, a valu une gloire internationale à Verdi.


Voir l'histoire et l'argument de cet opéra, créé à La Fenice à Venise en 1853, sur un livret de Francesco Maria Piave : ici !

Que dire? Je suis partagé!
J'ai trouvé que le premier acte démarrait difficilement, Natalie Dessay n'étant pas en voix. Après l'entracte, lors des second et troisième actes, elle avait repris progressivement de l'assurance, pour, in fine, incarner totalement Violetta et son destin dramatique.

Natalie Dessay

J'ai été déçu par Matthew Polenzani, malgré une belle voix, chaude et profonde : pas de présence scénique et des déplacements et  mouvements empruntés, non habités, qui m'ont gêné tout au long de la représentation...à moins qu'il n'ait surjoué le côté honnête, naïf et candide du personnage d'Alfredo?   Il est vrai que le costume était aussi pour quelque chose dans la raideur des gestes! 

Matthew Polenzani

Le dit costume aurait du gêner également Dmitri Hvorostovsky, plus raide qu'il ne l'est habituellement, mais sa présence époustouflante et sa voix puissante absolument magistrale m'ont totalement subjugué...une fois de plus!

Dmitri Hvorostovsky

J'ai aimé les décors originaux et épurés, figurant une arène où s'affrontent l'amour authentique et  l'amour libre et où se déroule le combat pour sa survie d'une femme qui sait qu'elle va bientôt mourir!

La présence obsédante du personnage incarnant la mort fait pendant à celle de l'horloge qui égrène inexorablement les  minutes et les heures...
Et puis il y a aussi ce camélia qui passe de main en main...ce camélia offert par Violetta à Alfredo, en lui demandant de ne revenir que lorsque celui-ci sera fané!

Mon impression globale : je n'ai été touché par Violetta que vers la fin de la représentation, lorsque; déchirée, elle sent qu'Alfredo a éveillé en elle le désir d'être vraiment aimée, alors même qu'elle ne peut et ne veut renoncer à son mode de vie.
A vrai dire, j'attendais peut-être trop de cette soirée!...

Voir et écouter Violetta/Natalie dans l'Acte I ici .


Voir ici l'article de JCMemo sur cette "Traviata"!