Lors de mon voyage en Arménie, la semaine dernière, j'ai fait un bref séjour à Gyumri (anciennement Leninakan), la 2 ème ville du pays, dans la région de Shirak, au Nord Ouest : ici.
J'ai été frappé et ému de voir l'un des monuments les plus importants en mémoire du séisme qui a frappé le nord de l'Arménie, l'épicentre étant dans la région de Spitak, proche de Gyumri, le 7 décembre 1988.
Gyumri a été détruite à 60%.
Ce séisme de magnitude 6,9 qui a duré 3 minutes a entrainé la mort de 30 000 personnes, a blessé plus de 15 000 personnes et 530 000 personnes ont été sans-abris: ici.
Spitak, entièrement détruite, incarne la résilience remarquable d’une communauté face à l’adversité.
Malgré les défis persistants, la ville se reconstruit avec courage et détermination, honorant le passé tout en regardant vers un avenir prometteur.
Elle demeure un symbole de résilience et d’espoir pour l’Arménie et le monde entier.
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| Le Monument en mémoire du séisme |
A Gyumri, l'Eglise derrière le monument n'est pas un simple décor!
C’est l’église Sourp Amenaprkich, le Saint-Sauveur.
Construite au XIXᵉ siècle et inspirée de la cathédrale médiévale d’Ani, elle fut elle-même très gravement atteinte le 7 décembre 1988 : sa coupole et son clocher s’effondrèrent.
Sa reconstruction s’est étendue sur des décennies.
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| Les restes de l'ancienne coupole effondrée |
Le monument, de 7 m de hauteur, en métal, a été inauguré le 7 décembre 2008, exactement vingt ans après le tremblement de terre.
Il est l’œuvre d’une famille de sculpteurs : Frid Sogoyan, originaire de Gyumri, avec ses fils Vahe et Mikael Sogoyan.
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| L'inscription sur le socle est émouvante |
L'inscription sur le socle signifie : « Aux victimes innocentes, aux cœurs compatissants » : en arménien « Անմեղ զոհերին, բարեգութ սրտերին » (Anmegh zoherin, baregut srterin).
La composition rassemble 17 figures humaines qui ne constituent pas une scène narrative ordonnée : les corps semblent sortir les uns des autres, s’entasser, tomber et en même temps s’élever et c'est ce qui donne au monument sa puissance émotionnelle.
Le monument insiste sur cette double signification : la douleur d’un peuple frappé par la catastrophe, mais aussi le courage avec lequel il « renaît des ruines ».
Elle ne commémore pas seulement les morts.
Elle rend simultanément hommage à ceux qui sont venus au secours des survivants, et tout particulièrement les Arméniens de la diaspora.
C’est pourquoi on trouve à côté du monument cinq plaques de pierre portant les noms de personnes et de pays ayant apporté leur aide à l’Arménie dès les premiers moments de la catastrophe.
Des artistes français, menés par Charles Aznavour, d'origine arménienne, ont enregistré une chanson, Pour toi Arménie, pour venir en aide financièrement aux victimes de la catastrophe.
Ecoutez ici chant et paroles de "Pour toi Arménie".





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