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vendredi 7 mai 2021

Opéra : Boris Godounov : trois générations de basses hors du commun

 

Dimanche 2 Mai, nous avions sur Mezzo-Live la retransmission de Boris Godounov de Moussorgski, enregistré le 19 décembre 2019 au Bolchoï à Moscou.



C'est un opéra par lequel je me suis toujours laissé entraîner, de par sa magnificence, sa violence, sa puissance théâtrale, la folie du pouvoir et les magnifiques voix de basses qui s'y expriment.

Et là, qui plus est, cette magnifique représentation avait lieu dans le mythique Théâtre du Bolchoï.

Modeste Moussorgski
1839-1881

Le Livret de cet opéra  de Moussorgski a été écrit d'après le 'Boris Godounov' d'Alexandre Pouchkine (ici), et l'opéra a été créé à Saint-Petersbourg au Théâtre Mariinski le 8 février 1874.

Alexandre Pouchkine
1799-1837


Cette représentation retransmise sur Mezzo Live était sous la Direction de Tugan Sokhiev, dans la mise en scène de Igor Ushakov: ici.

Je ne mentionnerai ici que la magnifique interprétation du rôle titre par la basse russe Mikhail Kazakov.

Mikhail Kazakov

Mikhail Kazakov est l'une des meilleures voix de basse du moment : il est soliste au Bolchoï, ainsi qu'au théâtre Dzhalil au Tatarstan. Il est diplômé du conservatoire de Kazan. Il a remporté de nombreux concours internationaux : ici.


Il est intervenu dans plus de 30 opéras sur la plupart des grandes scènes du monde : Covent Garden, La Scala, l'Opéra Garnier, Vienne, Carnegie Hall,...

Il a chanté avec Dmitri Hvorostovski, Anna Netrebko, Placido Domingo,...

Voir ici une interview de Mikhail Kazakov (en anglais).

Ecoutez ici la scène de la mort de Boris Godounov par Mikhail Kazakov au Bolchoï en 2018: magnifique.

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Je me souviens avec émotion de l'une des plus grandes basses du XX° siècle : le chanteur bulgare Boris Christoff.

Boris Christoff
1914-1993

Son timbre unique, doté d'une palette vocale remarquable, allié à un tempérament dramatique naturel, l'a rendu mondialement célèbre, dans le Faust de Gounod (Méphistophélès), le Don Carlos de Verdi (Philippe II),  mais surtout dans le rôle titre dans Boris Godounov, qu'il interpréta pas moins de 600 fois.



Sa voix était ample et mélodieuse, hors du commun: il était capable d'alterner clairs obscurs, piani, forte,  avec une précision chirurgicale comme très peu de chanteurs ont su le faire: il était devenu un 'monstre sacré'.

Il fut entouré des meilleurs artistes de son époque : Maria Callas, Renata Tebaldi, Franco Corelli, ...

Ecoutez ici la même scène de la mort de Boris Godounov, par Boris Christoff à Londres en 1959: Part I and II : sublime, dramatique.

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Un autre interprète qui m' a profondément impressionné dans ce rôle est bien évidemment l'exceptionnel chanteur russe Fédor Chaliapine.

Fedor Chaliapine
1873-1938

Sa réputation grandit au Bolchoï : sa tessiture était exceptionnelle.

Chaliapine fut la plus grande basse slave de son temps, et ses successeurs les plus illustres, dont Boris Christoff ont été jugés à son aune.

Son incarnation de Boris Godounov en 1908 à Paris le révéla non seulement au public parisien, mais révéla l'opéra de Moussorgski.


Son interprétation de Boris Godounov est considérée comme immortelle: en tout cas, il s'imposa comme le 'Boris' du siècle.

Parallèlement aux Ballets Russes de Diaghilev, Chaliapine contribua à faire vivre la mode musicale russe tant à Paris, qu'à Monte-Carlo et qu'à Londres (Covent Garden).

Ici Fedor Chaliapine en 1927: dans un enregistrement en live à Covent Garden à l'occasion de ses adieux: l'âme tragique russe dans son essence, immense!

Voir ici une note de mon blog à propos de mes souvenirs personnels concernant cet enregistrement à Covent Garden.

Fédor Chaliapine, Boris Christoff et Mikhail Kazakov : trois générations de basses hors du commun dans le rôle puissant et magnifique de Boris Godounov !


mercredi 25 novembre 2020

Opéra : un Don Carlos impressionnant à l'Opéra Royal de Wallonie-Liège

 

L'Opéra Royal de Wallonie à Liège a présenté, en retransmission sur Mezzo, samedi dernier, un monument de l'art lyrique, que j'affectionne particulièrement : un Don Carlos de Verdi impressionnant.


Il s'agissait de la version française de 1866 en cinq actes : un spectacle grandiose à tous points de vue!

Une immense fresque de  plus de 4 heures, d'après le drame de Schiller, qui reste aujourd'hui l'une des oeuvres les plus importantes de la production de Verdi : on ne voit pas le temps passer!


Verdi plante, dans un drame historique et politique, des portraits psychologiques d'une rare intensité dramatique.

Dans cette oeuvre, se déploient de façon magistrale amour, passion, jalousie, trahison, religion, inquisition, mort, et rédemption.


On peut y entendre des voix de basses exceptionnelles comme dans le duo sublime de l'Acte IV entre Philippe II et le Grand Inquisiteur.


Tout, dans cette mise en scène, demeure scrupuleusement fidèle à un XVI° siècle historié, et dramatiquement déformé par le prisme de Schiller.







Le chef d'orchestre Paolo Arrivabeni, qui a été directeur musical de l'Opéra Royal de Liège durant une dizaine d'années (ici), a su galvaniser l'orchestre et l'amener à une réussite exemplaire dans cette géniale et "marathonienne" oeuvre de Verdi.


La distribution de très haut niveau n'appelle que des éloges!

Le ténor américain Gregory Kunde campe un Don Carlos de grande classe, tout en nuances: ici.

Gregory Kunde

Le baryton belge Lionel Lhote nous offre un exemplaire Marquis de Posa, témoignant d'une magnifique fibre verdienne : ici.

Lionel Lhote

Le baryton-basse italien Ildebrando D'Arcangelo assume, au travers de sa magnifique tessiture, toutes les ambiguïtés d'un Philippe II otage de ses sentiments et perturbé dans ses ambitions politiques : ici.

Ildebrando D'Arcangelo

La basse italienne Roberto Scandiuzzi, avec son timbre menaçant et sombre, campe un Grand Inquisiteur terrorisant Philippe II à qui il impose toute la puissance de son effrayant pouvoir : ici.

Roberto Scandiuzzi

La soprano Yolanda Auyanet interprète magnifiquement Elisabeth de Valois.

Yolanda Auyanet


La mezzo-soprano américaine Kate Aldricht, interprétant la Princesse Eboli,  a su conserver un côté primesautier dans l'"air du voile", malgré le drame qui se prépare, mais dès la scène du jardin, elle campe de façon touchante une femme soudainement blessée, jalouse et machiavélique.

Kate Aldricht

Son interprétation devient magistrale et émouvante dans les échanges agressifs du IV° Acte : une très belle présence musicale et théâtrale: ici.

En résumé : un spectacle grandiose et magnifique à tous points de vue!

Voir ici ma note sur Don Carlos au Met en 2010.

Voir ici ma note sur Don Carlo à Covent Garden en 2013.

mercredi 24 avril 2013

Opéra : Un Don Carlo de Verdi éblouissant depuis Covent Garden!


Le Royal Opera House de Londres nous a proposé de revoir, le 11 avril 2013, un Don Carlo de Verdi absolument éblouissant transmis dans le réseau des cinémas CGR. 
Nous étions à Colmar, en Alsace, pour cet évènement.


Don Carlo est mon opéra de Verdi favori (Je l'ai vu de nombreuses fois, tant en direct, à Montpellier, Paris, Mulhouse, Prague, qu'en différé, en particulier depuis le Met à New York), et cette fois ci j'ai été à nouveau transporté du début à la fin par une distribution d’un niveau sans pareil et d'une perfection vocale magique !

Philippe II et Don Carlo

Nicholas Hytner et son décorateur Bob Crowley ont réalisé là une mise en scène remarquable, épurée et très graphique. 

La forêt de Fontainebleau, au lever du rideau, donne le ton : un enchantement de noir et blanc, proche de l’esquisse japonaise... 

Don Carlo dans la forêt de Fontainebleau

Sur le plan musical, c’est l’extase : Antonio Pappano, le chef d'orchestre, est tout simplement génial et trouve une infinité de couleurs et de nuances dans la partition de Verdi. 

Elisabeth et Don Carlo

Le charisme de Rolando Villazon (Don Carlo), les performances de Ferruccio Furlanetto en Philippe II et de Simon Keenlyside en Rodrigo nous ont électrisé. 

Feruccio Furlanetto en Philippe II


Rolando Villazon en Don Carlo

Simon Keenlyside en Rodrigo,
marquis de Posa

Eric Halfvarson (Le Grand Inquisiteur), fidèle à lui même, est terrifiant.

Sonia Ganassi (Princesse d'Eboli) est expressive et touchante, tant dans la perfidie que dans le remords.

Marina Poplavskaia (Elisabeth) est absolument sublime de bout en bout!


Marina Poplavskaia en Elisabeth


Que dire de plus, sinon redire que nous avons étés transportés, enthousiastes, tout au long d'une représentation fabuleuse de plus de 4h : un très grand moment!

Extrait de l'Acte IV : Philippe II , l'extraordinaire :"Amor per me non a!" ici.

Extrait de l'Acte IV : Philippe II et le Grand Inquisiteur : ici.
Extrait de l'Acte V : Elisabeth devant le tombeau de Charles Quint : ici.

Voir ici ma note sur Don Carlos retransmis du Met en décembre 2010 avec déjà Marina Poplavskaia, Feruccio Furlanetto, Eric Halfvarson et Simon Keenlyside.

samedi 9 juin 2012

De passage à Paris, Idaho


Après les géraniums et les baguettes de Logan, nous voici de passage à Paris! Quel dépaysement!

Le Promeneur du 68
à Paris, Idaho

Il faut préciser : Paris, Idaho, car il y en a d'autres.
Qui ne se souvient du film "Paris, Texas" de Wim Wenders!
Tout comme il y a tout plein d'Oxford, de Venice, et j'en passe.
Ce matin nous avons d'ailleurs traversé Montpelier (avec un seul L)

Donc Paris, Idaho, (Voir ici ) située près du Bear Lake, non loin de la frontière avec l'Utah, sur la Route 89, est une charmante petite ville bien calme de 479  habitants, qui a été créée en septembre 1863 par des pionniers Mormons (Later Days Saints).

Un magnifique Tabernacle (bâtiment dédié non seulement au culte mais aussi aux réunions, aux chants, aux concerts,...) y a été construit entre juillet 1884 et septembre1889.

Le Tabernacle de Paris, Idaho

Il peut contenir 2000 personnes soit 4 fois la population de la ville!

Intérieur du Tabernacle de Paris, Idaho
Ce Tabernacle a été construit sous les directives de l'architecte Don Carlos Young (Voir ici), fils de Brigham Young, déjà cité dans ma note sur la ville de Logan, chef des Mormons et fondateur de Salt Lake City.

Don Carlos Young, Architecte

Le grès destiné à la construction du bâtiment fut transporté d'une carrière située à 50 km au sud est de Paris (Indian Creek Canyon).
Il a fallu aux pionniers, hommes et femmes, une foi, une volonté et une énergie hors du commun pour effectuer plus de 1000 allers et retours en charrette et en traîneaux l'hiver, alors qu'ils avaient à peine de quoi subsister!
A noter que la toiture, conçue par un constructeur de navires, a la forme d'une coque de voilier renversée.

Le bâtiment est bien rempli, lors de la célébration de la fête nationale du 4 Juillet et les gens y viennent de dizaines de miles à la ronde!

Voila, c'était  notre passage à Paris !
Nous sommes ensuite revenus dans l'Utah, à Ogden, pour prendre un repos mérité avant de nous rendre à Salt Lake City!

Encore et toujours : à suivre!


mardi 13 décembre 2011

A l'opéra au Met : un Faust du XX° siècle



"Faust" de Charles Gounod fut joué pour la première fois le 19 mars 1859 sur la scène du Théatre Lyrique à Paris.
L'oeuvre n'a jamais quitté le répertoire : elle  est devenue extraordinairement populaire : Faust a été joué plus de 2000 fois au Palais Garnier, à Paris.
Gounod  a commencé à travailler à cet opéra à l'âge de 24 ans!



Les librettistes de Gounod, Michel Carré et Jules Barbier ne cherchèrent pas à utiliser tout le Faust  de Goethe, mais portèrent l'accent sur l'histoire d'amour de Faust et de Marguerite.
Comme l'opéra n'était pas d'une entière fidélité à Goethe, les allemands préférèrent lui donner le nom de l'héroïne : Margarethe.
En effet, Faust (le "poing") est un monument de la culture allemande et de la culture universelle, au même titre que "Don Quichotte" ou "La Divine Comédie", ou le théatre de Shakespeare.

L'enjeu de Faust est des plus fascinants : il ne s'agit plus de péché, de caractère insatisfait ou rebelle, mais tout simplement du sens de la vie et du salut. Ce qui est en jeu : la damnation, l'essence même du mal, la négation à l'état pur : le diable en personne!

Le personnage de Faust existait avant Goethe, mais c'est le "prince des lettres allemandes" qui, après 60 années de travail, lui a conféré sa dimension universelle, à la fois savante et populaire.
Faust existera aussi après Goethe, en particulier par le mythique film muet de Murnau datant de 1926, que j'ai le bonheur d'avoir en DVD avec Gösta Eckman, Camilla Horn et Emil Jannings.


Cet opéra a connu une longue carrière internationale et a été choisi pour la soirée d'ouverture du Met, en 1883!
Faust fait désormais partie des 10 opéras les plus joués au Met.
Ce n'est pas pour rien que l'on a surnommé le Met le "Faustspielhaus", en référence, et par jeu de mot, au "Festspielhaus" de Bayreuth, le temple wagnérien !

Le Faust du cauchemard médiéval a un côté d'humaniste de la Renaissance, prêt à risquer la possibilité de son salut pour arriver, par la connaissance et l'amour, à un statut surhumain.

Mais celui qui est mis en scène par Gounod n'est plus que le détestable exemple d'une science sans conscience et sans foi. L'orgueil de son Faust n'a d'égal que la dépravation morale qui s'ensuit, sa lâcheté, l'abandon de Marguerite et de son enfant.


Mais revenons à la mise en scène de Des McAnuff, que nous avons pu apprécier, dans cette retransmission du samedi 10 décembre, depuis le Met, au Kinépolis de Mulhouse.

Le côté "science sans conscience ni foi" que je mentionnait est mis encore plus en relief car nous sommes plongés dans un laboratoire de recherche scientifique au moment du développement des recherches atomiques, au milieu du XX° siècle. Les images de destruction (Hiroshima, "la" bombe A, etc,...) et le côté "métallique" et froid des décors sont là pour accentuer le propos. J'ai été surpris mais j'ai aimé.

De grands moments de bonheur pour les auditeurs, de par les duos, trios, choeurs, solistes, qui nous font passer par tous les registres de l'émotion, tout au long des trois actes.

Le ténor Jonas Kaufmann, déjà entendu dans Wagner (Siegmund, dans Die Walküre, ici) est parfait dans le rôle titre : style et diction impeccables. Je dois dire que j'ai nettement préféré l'interprétation de Jonas Kaufmann à celle de Roberto Alagna!

René Pape, basse formidable, déjà entendu dans Boris Godounov (ici) est absolument magnifique, entre autres dans le chant fantastique et la danse qui s'ensuit : "le veau d'or est toujours debout", commentaire cynique sur le culte que les hommes vouent à Mammon.


Marina Poplavskaia, soprano, en Marguerite, jeune ingénue dévote a su nous émouvoir plus d'une fois. Nous l'avions entendu dans le rôle d'Elisabeth de Valois dans le Don Carlos de Verdi : ici.

Une excellente soirée!

Quelques moments de ce bel opéra enregistrés au Met :

     * Méphisto : "Le veau d'or est toujours debout"
http://www.youtube.com/watch?v=oYBqNJk7RaE
     * Prologue : Faust et Méphisto
http://www.youtube.com/watch?v=pxhNdWKwE0Q&feature=related

Voir également ici sur le blog ami de JCMEMO.

lundi 13 décembre 2010

Don Carlos de Verdi au Met : somptueux!

Ce samedi 11 Décembre, le Met de New York nous a offert, en live à Kinépolis/Mulhouse, un Don Carlos somptueux, en 4h 30 de grand bonheur.

C'est pour moi l'oeuvre majeure de Verdi, que j'ai vue plusieurs fois déjà, et dont je ne me lasse pas : profonde, ambitieuse, la quintessence de l'Opéra.

Cet oeuvre magnifique traite de grandes passions alliées à de puissants intérêts politiques et exprime magnifiquement le cheminement implacable d'un destin tragique.
Le spectateur est entraîné dans une intrigue et des situations spectaculaires qui donnent lieu à une mise en scène fastueuse.

Cet Opéra en 5 actes a été créé en français à l'Opéra de Paris le 11 Mars 1867.
Il nous a été présenté samedi soir dans sa version en italien.

Après avoir hésité entre différents livrets, Verdi s'enthousiasma pour un scénario tiré du drame de Friedrich Schiller, Don Carlos.

Roberto Alagna interprète l'infant d'Espagne Don Carlos avec la puissance et la présence qu'on lui connait, même si par moments son visage m'a semblé manquer un peu d'expression. Alagna chante magistralement un infant qui vacille entre la dépression et la lutte politique au service des Flandres.


Il donne la réplique à Marina Poplavskaia qui nous offre une Elisabeth de Valois toute en force et en finesse, touchante et digne dans sa retenue, bouleversante de ce drame intérieur contenu par la force des choses et des conventions.

Ils sont tous les deux tragiquement contraints de renoncer à leur amour.
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Ferrucio Furlanetto (basse) en Philippe II lorsqu'il s'ouvre au Marquis de Posa, puis dans son long monologue vers la fin de l'oeuvre, campe à merveille un roi d'Espagne écrasé par les doutes, les remords, et le désespoir, après avoir épousé la fiancée de l'infant.

Simon Keenlyside, en Rodrigo, Marquis de Posa, l'ami de toujours de Don Carlos, quant à lui m'a absolument transporté, par son jeu scénique, sa présence d'acteur, et sa voix de baryton chaude et expressive. Il campe un idéaliste qui accepte de se sacrifier à la raison d'Etat.

Je l'avais déjà fort apprécié dans Hamlet d' Ambroise Thomas, retransmis également du Met (Voir ma note du 27 mars 2010)

On ne peut pas ne pas mentionner Eric Halfvarson en Grand Inquisiteur terrifiant, Grand Manipulateur devant l'Eternel.

Quelle fascinante polyphonie de destins!

Verdi ne cessa de réviser cette oeuvre afin de parvenir à sonder les âmes toujours plus profondément...

Vraiment, une soirée mémorable!

Ecoutez ici  un duo Alagna/Poplavskaya également au Met, en novembre 2010 :