vendredi 10 janvier 2014

Randonnée dans le Kaiserstuhl : visite aux ruines du Limburg


Le Kaiserstuhl est un petit massif de montagnes moyennes d'origine volcanique situé en Allemagne, dans le Bade-Wurtemberg, au bord du Rhin face à l'Alsace, au niveau de Colmar.

L'altitude maximum y est de 557m, au Totenkopf.
Le bourg le plus important (situé au SO du massif) est Breisach am Rhein.

Le Kaiserstuhl (La chaise de l'Empereur) doit probablement son nom au Roi Otton III qui a présidé à une journée de jugements près de Saasbach en 994, soit 2 ans avant son couronnement en tant qu'Empereur.

Massif du Kaiserstuhl
et du Tuniberg

Les possibilités de belles randonnées (assez courtes) dans ce massif sont nombreuses et variées.

Voir ici de magnifiques photos aériennes du Kaiserstuhl prises en Montgolfière.

Le Kaiserstuhl bénéficie d'un microclimat chaud et ensoleillé  : le village d' Ihringen, situé au Sud du massif est en effet  le village le plus chaud d'Allemagne.

La vigne y est omniprésente, mais on y trouve également une flore et une faune quasi méditerranéennes, ainsi qu'une structure géologique spécifique (basalte, loess,...). 
Les sentiers pédagogiques (Lehrpfad) y sont nombreux.

Carte géologique du Kaiserstuhl datant de 1901
(A. Demangeon)


Notre courte randonnée, d'un peu plus de 6km, d'il y a quelques jours, nous a fait démarrer à l'extrême NO du massif, tout près du Rhin, de ce fameux village de Saasbach.


Non loin, surplombant le Rhin, se trouve le petit massif du Limberg (massif volcanique tardif par rapport au Kaiserstuhl) sur laquelle se situait le Château du Limburg, maintenant à l'état de ruine.

Ruines du Limburg
Car ce château, déjà fort abîmé, fut réduit à l'état de ruine par des tirs d'artillerie française après la fin de la guerre, en 1945...

Chateau de Limburg
lithographie de 1849

Ce château également connu sous le nom de Limpurg ou Vieux Limburg est la ruine d'un bastion situé à 40m au dessus du Rhin, au pied d'un éperon (272m). Il était protégé au sud et à l'est par un profond fossé.
Il était entouré d'un mur d'enceinte massif atteignant parfois 2m d'épaisseur.
Ce château permettait de surveiller la traversée du Rhin, et était doté d'une tour ronde de 5m de diamètre.

L'existence de ce château est attestée depuis le XII° siècle et a été abandonné au XVII° siècle.

A noter d'autres traces historiques plus anciennes témoignant du rôle stratégique du Limberg : un peu plus haut se trouvent des ruines celtiques et romaines...

Dans ce château est né Rudolf I von Habsburg (1218-1291), Roi d'Allemagne et Duc d'Autriche et de Styrie,  qui joua un rôle essentiel dans l'essor de la dynastie des Habsbourg. 
Voir ici (en anglais).

Rudolf von Habsbourg
Notre randonnée tranquille et fort intéressante, nous a permis d'admirer une carrière où l'on trouve une variété de roches volcaniques propre à ce site, la "limburgite", basalte à feldspathoïdes de couleur brun rouge.

Limburgite

On trouve également du loess (dépôts éoliens carbonatés) dans ce petit massif, de ce loess qui recouvre 85% du Kaiserstuhl.

Levant les yeux, nous avons pu admirer le Rhin au coucher du soleil, dans une atmosphère de paix et de sérénité !

Le Rhin vu du Limburg
...A suivre pour d'autres découvertes dans ce beau massif si proche de l'Alsace!




jeudi 9 janvier 2014

Opéra : Falstaff de Verdi, un "opéra-bouffe" magnifique...


...et absolument unique et inhabituel dans l'oeuvre de Verdi, sur un livret d'Arrigo Boito!



Cet opéra, enregistré le 14/12/2013 au Metropolitan Opera à New York, et retransmis en différé le 5/1/2014 (au Kinepolis de Mulhouse) fut pour nous un moment de jubilation intense.

Tout était réuni pour faire de ce spectacle une totale réussite.

L' oeuvre de Verdi et de Boito, véritable comédie, est en effet d'une grande inventivité et d'une étonnante gaité.
Ce fut une surprise que d'assister à un "opéra-bouffe" de Verdi, style totalement inédit dans l'oeuvre du compositeur.
Donc, ici, pas de drame psychologique, de déchirement entre le devoir et l'amour, pas d'assassinats ni de trahisons profondes, pas de conflit intolérable entre la raison d'Etat et les sentiments personnels.

Dans Falstaff, on mange, on boit, on rit : la farce et le vaudeville sont omniprésents.


Les déceptions amoureuses sont vite consolées dans la boisson...
La joie de vivre et l'épicurisme refont surface même dans les situations les plus insolites...



Une mise en scène magique, de Robert Carsen, qui nous replonge pour certaines scènes dans l'Angleterre des années 50, alors que l'action est censée se déroulée à Windsor sous le règne d'Henry IV.



Et, dans l'Acte III, une inventivité onirique formidable dans la scène de nuit dans le parc de Windsor.


La direction musicale était à nouveau assurée par James Levine avec maestria.

L'interprétation d' Ambrogio Maestri (baryton) dans le rôle titre est époustouflante .

Ambrogio Maestri
Citons également les interprétations superbes des "joyeuses commères" : Jennifer Johnson Cano (dans le rôle de Meg Page), Angela Meade (Alice Ford), Stephanie Blythe ( Mrs Quickly).

Cet opéra ("comédie lyrique",  ou "opéra-bouffe") fut créé à la Scala de Milan en février 1893. 
Il s'agit d'une adaptation des "Joyeuses commères de Windsor"  et de "Henry IV" de Shakespeare.

Sa composition fut entourée d'un certain mystère.
Verdi en effet écrivit Falstaff uniquement pour son plaisir sans la moindre intention de le faire jouer...

Il était alors âgé de 80 ans, et convaincu qu'il s'agissait là de son oeuvre ultime.
Il s'affranchit des règles : airs, duos, ensembles se fondent dans un même mouvement musical endiablé.
Mais cependant, pour la seconde fois dans sa carrière (après Macbeth), Verdi, qui méprisait l'académisme, termine son opéra de la façon la plus académique, par une "fugue"!

Il y a dans cette oeuvre une rapidité d'expression, un scintillement, une vivacité tels qu'on n'en a jamais vus depuis Mozart.

Cet opéra, d'une légèreté aérienne, se termine dans un grand éclat de rire tout à fait digne de Shakespeare et n'est pas dénué d'une certaine "morale" :

"Tout au monde est plaisanterie. L'homme est né bouffon!"

Une soirée de plaisir lyrique intense!

Voir ici une déclaration d'amour...peu romantique... de Falstaff à Alice Ford (Angela Meade)!

Ecoutez ici (en anglais) Robert Carsen, le metteur en scène inspiré de ce magnifique Falstaff.

Voir également la note de JCMemo sur ce spectacle ici !

jeudi 19 décembre 2013

Opéra : un Parsifal éblouissant à Covent Garden


Mercredi soir, de 17h45 à...23h45 (avec 2 entractes), nous avons assisté à une retransmission en live depuis le Royal Opera House de Londres (Covent Garden) à un Parsifal de Wagner éblouissant et bouleversant de douleur, de souffrance, de malédiction, d'amour, de compassion, de foi, de transformation intérieure et de rédemption.
Voir l'argument de Parsifal ici.


Cet opéra de Wagner (son oeuvre ultime) est en fait un "Bühnenweihfestspiel", un drame sacré créé le 26 juillet 1882 lors du 2° Festival de Bayreuth.

Il est fondé sur l'épopée médiévale Parzival de Wolfram Von Eschenbach (1170-1220, voir ici) et sur Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes (1135-1181, voir ici).

Cette oeuvre, fortement marquée par l'évolution spirituelle de Wagner, fut composée sous l'influence platonicienne de Schopenhauer. Wagner en écrivit lui-même le livret.

Les références spirituelles (chrétiennes et bouddhistes) se mêlent à des rêves métaphysiques et des combats ésotériques.

Le thème essentiel de l'oeuvre est le choix du renoncement et de la compassion comme chemin vers la rédemption.


Simon O'Neill et Angela Denoke

Pendant les vingt premières années, toutes les représentations de Parsifal ont eu lieu au Festspielhaus de Bayreuth, Wagner ne souhaitant pas que son oeuvre devienne un simple divertissement pour public d'opéra.

Le monopole de Bayreuth sur Parsifal a pris fin en janvier 1914.
Les attentes autour de Parsifal étaient telles que l'opéra a été donné dans plus de 50 salles européennes en le 1° janvier et le 1° août 1914...

Nous nous sommes laissés emporter par la musique puissante et majestueuse magnifiquement jouée par l'orchestre du Royal Opera House, sous la baguette inspirée d'Antonio Pappano.

Antonio Pappano, Directeur artistique
du Royal Opera House

A signaler une mise en scène magique de  Stephen Langridge (Voir ici ses productions) et des décors originaux de Alison Chitty, modernes, mais sobres, au service de cette oeuvre tragique et profonde.

Un moment magique et audacieux fut celui du dévoilement du Graal, représenté par un jeune garçon en agneau immolé...

Pasifal : une oeuvre poétique, fascinante, profondément émouvante, magistralement servie par des interprêtes de très haut niveau :

Simon O'Neill dans le rôle de Parsifal :


Angela Denoke, magnifique, dans le rôle de Kundry :




René Pape, toujours exceptionnel de présence, dans le rôle de Gurnemanz :

René Pape (à droite) et Simon O'Neill
Gerald Finley, bouleversant, de par son expression de la souffrance indicible d'Amfortas :




Et Willard White, incarnant de façon extraordinaire la puissance maléfique du magicien Klingsor :

Willard White et Angela Denoke

En résumé, un opéra qui fut plus, pour nous, qu'un simple spectacle : c'est comme s'il nous avait été donné de participer directement à cette épopée spirituelle.


Ecoutez le magnifique prélude à l'Acte I ici.

Et ici, Antonio Pappano nous introduit à la musique de Parsifal avec Gerald Finley (Amfortas) et Simon O'Neill (Parsifal).


vendredi 13 décembre 2013

Randonnée : A partir de Saorge, dans la Vallée de la Roya



Il y a trois jours, nous randonnions au départ de Saorge, magnifique village situé dans la Vallée de la Roya, dans les Alpes Maritimes. Voir ici.


Saorge
Saorge
Ruelle à Saorge

Par une après midi quasi printanière, nous avons arpenté, en 3h, le "Circuit de Peiremont", soit 360m de dénivelé : de 510m à Saorge à 870m à l'abreuvoir de la Pinée.
C'est une randonnée facile, sauvage et magnifique, et qui plus est fut ensoleillée du début à la fin.

Sentier du circuit de  Peiremont

Il est possible d'effectuer depuis la Pinée l'ascension du Col de Peiremont : 1040m par un sentier raide en 1h AR.

Vers le Col de Peiremont : encore 170m!

"Cette randonnée se situe dans l'adret ensoleillé qui domine Saorge, magnifique village médiéval jadis organisé verticalement de façon audacieuse pour répondre aux contraintes d'un territoire exigu.
Les maisons aux étages empilés s'adossent à la pente alors qu'à leurs pieds, des venelles secrètes s'infiltrent sous les voûtes et sautillent d'escaliers en porches..."
Voir ici le descriptif complet de ce beau petit circuit donné par le Conseil Général des Alpes Maritimes.

Les monuments sont remarquables, tant à Saorge que sur le circuit où nous pouvons admirer la massive et originale chapelle Ste Croix.

Chapelle Ste Croix

Chapelle Ste Croix

Nous observons également des casouns malheureusement plus ou moins en ruine.

Casoun en ruines à la Pinée

Ce type de bergeries ou abris à voûtes en doucine est omniprésent dans la région de Saorge, de Breil sur Roya, dans la Vallée du Cayros.

Casoun
Casoun sur la commune de Saorge

Ces constructions économiques et solides s'expliquent par l'abondance des pierres, l'absence d'argile pour faire des briques, la difficulté de transport des lauzes (pierres plates servant de couverture des bâtiments, comme à Tende), et l'usage très réglementé de l'utilisation du bois.

Le retour sur Saorge, toujours ensoleillé, est un enchantement, et nous permet une visite des ruelles pittoresques du village, désert en cette saison.

Retour vers Saorge et le
Monastère des Franciscains
A noter, à propos du Monastère des Franciscains : le couvent des "Franciscains Observantins Réformés", ou "Récollets", a été fondé en 1633.
En 1794, ils en furent chassés par les soldats français qui l'occupèrent.
Rendu aux Franciscains en 1824, ils y demeurèrent jusqu'en 1903, puis y revinrent de 1969 à 1988.

Classé Monument historique, l'Etat en est désormais propriétaire.
Le Ministère de la Culture a décidé d'y organiser des "retraites d'écriture" (Voir ici).
De nombreuses manifestations culturelles y sont également organisées.


lundi 2 décembre 2013

Mali : disparition de l'écrivain et éditeur Moussa Konaté


J'ai été très touché d'apprendre ce matin la disparition à 62 ans de l'écrivain malien Moussa Konaté.
Il vivait à Limoges depuis 1999.

Moussa Konaté

Moussa Konaté était une grande figure du paysage intellectuel malien : écrivain, éditeur, directeur malien du Festival Etonnants Voyageurs qui s'est tenu à partir de 2001 et pendant 10 ans à Bamako.

J'ai appris à le connaître au travers de ses romans policiers surprenants et réjouissants, et des aventures savoureuses de son (anti)héros, le commissaire Habib.

Le commissaire Habib mène ses enquêtes avec toute la bonne volonté et la rationalité d'un enquêteur venu de Bamako, formé à l'école des blancs.

Mais sa logique est mise en déroute face aux mystères et traditions des régions qu'il découvre, lui le citadin de Bamako, et dans lesquelles il nous entraine à sa suite.

En effet le fossé est aussi profond entre les habitants de Bamako et ceux du Niger ou du Pays Dogon qu'entre les habitants de la France profonde et ceux de Bamako.

L'incompréhension règne à tous les coins de rue, et la découverte de l'Autre, dans sa spécificité si particulière, devient une aventure intérieure pour le commissaire Habib, et pour nous à sa suite.

Amoureux du Mali, j'ai retrouvé avec plaisir les Bozos dans "La Malédiction du Lamantin" :


J'ai savouré l'enquête menée au Pays Dogon (où je me suis rendu trois fois et où j'espère bien retourner dès que possible) dans "L'Empreinte du Renard":


"Je ne vois pas de différence entre le roman policier et le roman en général. 
Le roman policier a toute sa place dans la littérature".

Moussa Konaté s'était découvert tout enfant une passion pour le livre via la lecture de Tintin, et entra très vite en littérature.
Devenu professeur, il fonda à Bamako une compagnie de théâtre puis les éditions du Figuier, publiant des livres pour la jeunesse.

Il s'était illustré comme une voix importante du combat contre la dictature de Moussa Traoré par des livres comme "Mali, ils ont assassiné l'espoir".



Il a également publié un essai, que j'ai lu avec attention et émotion : "L'Afrique Noire est-elle Maudite?" où il interroge les maux  de son continent, en signalant en particulier le poids de la famille, mais en rendant cependant hommage aux richesses et aux potentialités de la société malienne.


Voir ici une interview de Moussa Konaté, en 2010, à l'occasion de la sortie de cet essai.

Il y avait chez Moussa Konaté une intelligence d'une grande finesse, une lucidité extrême, une bonté un peu triste, et une grande ouverture aux autres.

Moussa Konaté

Il suffit de regarder son sourire éclairer son visage de l'intérieur, et tout est dit de sa personnalité!

dimanche 1 décembre 2013

Jazz Blues : James "Blood" Ulmer & David Murray Octet à Mulhouse


Nous avons assisté à un formidable concert de Jazz/Blues  hier soir samedi 30 Novembre à La Filature à Mulhouse.

Il s'agissait de la formation "James Blood Ulmer & David Murray Octet".

James Blood Ulmer, né en 1942 en Caroline du Sud est guitariste, chanteur de jazz et de blues.

Dans les années 80 il fut considéré comme l'un des guitaristes les plus innovants, donnant à sa guitare  une sonorité singulière aux confins du blues, du funk et du jazz.

En 1971 il a joué avec les Jazz Messengers d'Art Blakey...ce qui ne me rajeunit pas, soit dit en passant, les ayant écouté en live dans une cave à New York en 1963...

Il a rejoint Ornette Coleman, qui l'a beaucoup influencé,  dans les années 70.

James "Blood" Ulmer

Ecoutez le ici à Genève en 2010.
Sa voix chaude et envoûtante nous entraine vers un blues qui swingue langoureusement.


David Murray, né à Oakland en 1955 est un saxophoniste de jazz extraordinairement doué.

David Murray

J'avais déjà eu l'occasion de l'écouter, avec enthousiasme, en octobre 2010 sur la même scène de La Filature à Mulhouse, qui décidément, et pour notre plus grand bonheur, récidive dans une fantastique programmation!
J'avais écrit une note à l'époque sur ce spectacle : ici .

Ecoutez le à New York en 1986 ici .

David Murray a reçu le Jazzpar Prize, le "Nobel" du jazz pour sa démarche qui intègre les espaces de liberté ouverts par le free jazz, la référence aux racines africaines et le rejet des normes.

Ces deux magnifiques musiciens sont des partenaires privilégiés, des frères d'armes depuis plus de 40 ans, de véritables complices, en particulier dans l'improvisation!


Ce concert était donné en hommage au musicien Lawrence D. "Butch" Morris, décédé en janvier 2013.

Lawrence D. "Butch" Morris

Morris fut compagnon musical de longue date de David Murray, et inventeur d'une nouvelle méthode d'improvisation surnommée "Conduction", qui a fait de lui l'un des conducteurs de big band les plus révolutionnaires de l'ère "post-swing".

Cette soirée fut un magnifique moment de blues avec des artistes et un groupe talentueux, qui ont su communiquer leur enthousiasme à une salle comble...et comblée.

Voir ici James Blood Ulmer & David Murray Big Band, enregistrés en 2011 et 2012.

lundi 18 novembre 2013

Randonnée d'automne entre Ste Marie aux Mines et Saales



Samedi 16 novembre nous sommes partis randonner par un temps quasi hivernal entre Sainte Marie aux Mines (Haut Rhin) et Saales (Bas Rhin), en passant par Colroy la Grande (Vosges).

Sainte Marie aux Mines s'adosse au massif des Vosges et occupe une jolie vallée en V où coule la Liepvrette
Cette rivière, anciennement dénommée le Landbach (ruisseau provincial), séparait autrefois la ville en deux parties et en deux paroisses distinctes dont l'une dépendait du diocèse de Strasbourg.

La Liepvrette à
Ste Marie aux Mines

Cette petite ville, bourg centre du Val d'Argent, est riche d'un patrimoine important, en particulier minier, dont les réseaux souterrains peuvent se visiter.


Sainte Marie aux Mines
vue des hauteurs

Cette longue marche (20 km en 5h) avec un peu de dénivellé (700m) nous a permis d'apprécier les couleurs de l'automne et les charmes du brouillard et du givre lors de la première moitié du parcours.



Sapin givré

Ce fut pour nous une découverte, avec en prime un grand bol d'oxygène revigorant, malgré le froid sur les hauteurs (850 m).


Les sentiers y étaient parfois défoncés par les travaux de débardage en cours, comme souvent en cette saison dans les Vosges...

Travaux de débardage
en cours !

Après notre incursion dans le département des Vosges, qui nous a permis d'apercevoir Lusse et de traverser Colroy la Grande, nous avions encore un bon bout de chemin pour atteindre Saales.

Ferme vosgienne
Saales (ou Saâles) est situé en amont de la Vallée de la Bruche, à 556 m d'altitude.

Etabli sur la via salinatorum, une antique route du sel entre Orient et Occident, Saales était un lieu de haute importance marchande dès l'antiquité et est resté depuis lors un coeur d'échanges vosgiens.

Saales possède également un patrimoine minier exploité depuis l'antiquité (Oxydes de fer : limonites, hématites...).
Les minerais et le charbon de bois y ont alimenté fonderies et forges jusqu'au début du XIX° siècle.

A noter que l'orthographe du toponyme Saâles s'écrit, en dialecte lorrain, Saôl. 
Lors du rattachement à l'Allemagne, en 1871, le village fut appelé Saal.

Nous avons ensuite pu récupérer juste à temps le train pour Strasbourg (Ligne St Dié-Strasbourg)

Gare TER de Saales
La commune de Saales est allemande, lors de la mise en service en 1890 de cette ligne par la Direction Générale Impériale des Chemins de Fer d'Alsace Lorraine, et en 1919, lorsque ce territoire redevient français, la ligne intègre le réseau de l'Administration des Chemins de Fer d'Alsace et de Lorraine.


Gare allemande de Saales vers 1900