vendredi 20 mai 2016

Le Wanderer Septet sur les traces de Franz Schubert


Le 18 mai, à la Comédie de l'Est (dans les locaux du Théâtre Municipal de Colmar) ce fut un grand moment de Jazz, enthousiaste et émouvant avec le Wanderer Septet.

Le Wanderer Septet

Yves Rousseau (Voir ici),  à la contrebasse,  mène ce groupe d'artistes passionnés avec enthousiasme et vénération...

...vénération pour Franz Schubert.

En effet Yves Rousseau aime Schubert passionnément : il a eu le désir d'écrire une musique qui se nourrirait de l'oeuvre de ce génie - par ailleurs l'un de mes compositeurs préférés! 

Pari risqué, que cette aventure : le Wanderer Septet tire vers le jazz certains fragments, en conserve d'autres dans leur forme originale, et réussit, avec audace et passion, à méler le tout dans un tissage éclatant et vibrant.

Le Wanderer Septet s'envole, et nous emporte avec lui, à partir de bribes de quatuors ou de sonates,  dans un festival d'improvisations d'une musicalité rare.

Quelques textes émaillent ce festival et y ajoutent une note mélancolique : inventaire d'après décès du compositeur, textes écrits par des amis,...

Ce pari audacieux m'a touché, et le résultat est exaltant et beau, beau comme du Schubert!

"J'ai grandi dans l'écoute de la musique, des musiques...Quelques oeuvres de Franz Schubert ont tenu une place centrale dans cette "éducation" de l'oreille et de l'âme.
Impromptus, moments musicaux et sonates pour piano, quatuors et trios jusqu'à l'incontournable Symphonie inachevée bien sûr.

Dans le temps de l'adolescence et dans cette solitude si indispensable à la construction de l'être, j'ai ressenti une intense proximité avec cet artiste habité par une flamme qui me semble encore aujourd'hui unique, comme une sorte de fascination pour cette beauté qui me toucha jusqu'au plus intime..." Yves Rousseau

Ecoutez ici et   !

"Voulais-je chanter l'amour, il se muait en douleur; voulais-je ne plus chanter que la douleur, elle se transformait en amour.
Ainsi, la douleur et l'amour se sont partagés mon être..." Franz Schubert (3 Juillet 1822)

Franz Schubert

...et puis, réécoutez ici le bouleversant quatuor en ré mineur D 810 "La jeune fille et la mort", dont s'inspire la 6° pièce de ce magnifique concert : Wanderer 6.



2 commentaires:

Jean Claude Mazaud a dit…

Superbe rencontre du Jazz et du Classique !
Un article passionnant (l'extrait est bouleversant).
De plus le plaisir de te retrouver...
Amitiés.

Jean-Paul Scheidecker a dit…

Merci de ta visite! Oui, je suis sorti des cartons et c'est le grand plaisir de vivre dans un nouveau cadre choisi, en plein Colmar, qui est une ville magnifique!
A très bientôt,
Amitié