L'Empereur Commode (180-192) était généralement décrit par les sources antiques comme impulsif, narcissique, cruel et très porté sur la mise en scène de sa propre personne et son prestige personnel plutôt que par le gouvernement sérieux de l’État.
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| Commodus |
Les auteurs antiques, souvent hostiles, lui attribuent un tempérament capricieux et violent, avec une forte méfiance envers l’aristocratie sénatoriale et un mépris affiché pour l'élite de son temps.
Il
semble avoir aimé le pouvoir comme affirmation de lui-même, en
recherchant l’adoration populaire et voulant à tout prix donner de lui-même une image quasi
divine.
Commode n’a pas “fait tomber” à lui seul l’Empire romain, mais son règne a contribué à fragiliser l’ordre impérial.
Il
a rompu avec la modération attribuée à Marc Aurèle, multiplié les
exécutions et les purges, et détérioré ses relations avec le Sénat.
Son pouvoir personnel fondé sur la faveur de l’armée et de la plèbe, plus que sur des institutions stables, a affaibli la légitimité politique traditionnelle.
Les dernières années de son règne voient Commode innover et exalter exagérément son pouvoir : il rebaptise peu à peu toutes les institutions, change le nom des mois et même celui de Rome, devenu "Colonia Lucia Annia Commodiana".
Il se lance dans une série de purges, en particulier à l'encontre de ses proches.
Sa mégalomanie et sa démagogie lui attirent malgré tout les faveurs de la plèbe.
Le pouvoir ayant peu a peu ruiné son équilibre mental, il est assassiné en 192, ce qui déclenche une guerre civile, met fin à la dynastie des Antonins, et ouvre une période d’instabilité plus large.
C’est
surtout là qu’on voit son rôle historique: il marque un tournant,
souvent présenté comme la fin de la Pax Romana et le début d’une crise
politique durable.
Commode n’a pas provoqué à lui seul la chute de l’Empire romain, mais il a contribué à la dégradation du pouvoir impérial et à l’entrée dans une phase de désordre.




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