mardi 21 avril 2026

A Rome, de 180 à 192, l'Empereur Commode, un narcissique impulsif...pas si commode

 


L'Empereur Commode (180-192)  était généralement décrit par les sources antiques comme impulsif, narcissique, cruel et très porté sur la mise en scène de sa propre personne et son prestige personnel plutôt que  par le gouvernement sérieux de l’État.

L'Empereur Commode, se mettant en scène, travesti en Hercule
 
Son auto-déification contrastait fortement avec les valeurs de son père, Marc-Aurèle.
 
Son style, très personnel et narcissique et une mise en scène de sa propre image et de sa force de caractèreen particulier lors de jeux du cirque l'amenait à se présenter comme seul garant du salut de l'Empire.
Ses passions pour les combats de gladiateurs et l’autocélébration ont renforcé l’idée d’un empereur plus attiré par la représentation de lui-même et la recherche de l'adoration populaire que par la discipline impériale.

Commodus


Commode est décrit comme méfiant à l'égard des institutions de son temps, prompt à écarter les opposants, à se venger d'eux et à les punir. 

Les auteurs antiques, souvent hostiles, lui attribuent un tempérament capricieux et violent, avec une forte méfiance envers l’aristocratie sénatoriale et un mépris affiché pour l'élite de son temps.


Il semble avoir aimé le pouvoir comme
affirmation de lui-même, en recherchant l’adoration populaire et voulant à tout prix donner de lui-même une image quasi divine.


Commode n’a pas “fait tomber” à lui seul l’Empire romain, mais son règne a contribué à fragiliser l’ordre impérial.

 
Il a rompu avec la modération attribuée à Marc Aurèle, multiplié les exécutions et les purges, et détérioré ses relations avec le Sénat.

Son pouvoir personnel fondé sur la faveur de l’armée et de la plèbe, plus que sur des institutions stables, a affaibli la légitimité politique traditionnelle.

Les dernières années de son règne voient Commode innover et exalter exagérément son pouvoir : il rebaptise peu à peu toutes les institutions, change le nom des mois et même celui de Rome, devenu "Colonia Lucia Annia Commodiana".

Il se lance dans une série de purges, en particulier à l'encontre de ses proches. 

Sa mégalomanie et sa démagogie  lui attirent  malgré tout les faveurs de la plèbe. 


Le pouvoir ayant peu a peu ruiné son équilibre mental, il est assassiné en 192, ce qui déclenche une guerre civile, met fin à la dynastie des Antonins, et ouvre une période d’instabilité plus large.


C’est surtout là qu’on voit son rôle historique: il marque un tournant, souvent présenté comme la fin de la Pax Romana et
le début d’une crise politique durable. 

Commode n’a pas provoqué à lui seul la chute de l’Empire romain, mais il a contribué à la dégradation du pouvoir impérial et à l’entrée dans une phase de désordre.

 

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