jeudi 19 mai 2011

Salif Keita à Mulhouse : un grand moment d'émotion

Hier soir, à La Filature à Mulhouse, un grand moment avec Salif Keita, la "Voix d'or malienne".



J'attendais cette soirée avec impatience, étant très touché par sa musique et sa personnalité hors du commun.
Touché aussi de par mes liens avec le Mali.

Il s'était décommandé en Janvier 2010 au Festival de musique du désert, à Tombouctou, où nous l'attendions tous.


Je n'ai pas été déçu et la foule enthousiaste du public de La Filature non plus.

Nous étions tous debout, dansant entre les rangs, pris par son chant et la musique formidable de son orchestre.


Salif Keita est un artiste d'une générosité peu commune.

Militant de la paix, il s'attelle depuis plus de quarante ans à tisser des liens multiples entre l'Afrique et le reste du monde.




Au gré des rencontres et des voyages, il ne s'est jamais départi de ses racines et de sa culture mandingue.

Il reste à jamais marqué par le fait qu'il soit albinos, et qu'il ait du de ce fait s'affirmer face aux rejets dont il était l'objet.

Rejeté également car devenu chanteur alors qu'il est de la descendance noble des Keita, et que le chant est réservé aux griots...


Qu'il chante en malinké, en bambara ou en français, il nous entraine avec sa voix rauque, chaude et puissante, qui ne peut laisser personne indifférent...

Il sait traduire les émotions avec une justesse et une poésie forte qui nous touchent, en tout cas qui m'a touché, et j'en étais fortement ému tout au long de ce spectacle entraînant à plus d'un titre!


Et, bien entendu, son "tube", magnifique, "La Différence"a fait vibrer la salle :

"Je suis un noir, ma peau est blanche, et moi j'aime bien ça, c'est la différence.

Je suis un blanc, mon sang est noir, moi j'adore ça, c'est la différence qui est jolie."


Il mèle dans sa musique guitares et basse aux percussions et cordes traditionnelles.

Accompagné sur scène de dix musiciens, il nous délivre un message d'humanisme, de tolérance et d'optimisme!


Ecoutez le dans "Moussoolon" :

5 commentaires:

JCMEMO a dit…

Une découverte pour moi (enfin presque...) : j'ai passé un bon moment avec ton article et l'écoute de "Moussoolon", merci..
Bien loin de Wagner !
Cordialement

le promeneur du 68 a dit…

Oui, en effet, bien loin de la Walkyrie, et proche à la fois, par l'émotion de la musique, quelle qu'elle soit!
Je repars à la rencontre d'autres musiques aux USA, demain, pour 3 semaines : jazz, country, musique cajun en Louisiane et blues au Mississippi et à Chicago et puis aussi la nature, souvent exceptionnelle des USA, Ouest et Sud.
Bon vent et bien cordialement!

JCMEMO a dit…

Bon vent à toi aussi ! Tu as de la chance ! j'ai voyagé, à maintes reprises aux Etats-Unis : c'est un pays que j'aime beaucoup, avec un petit faible pour New York qui m'a toujours fasciné.
Plus modestement nous partons, le 1er juin à Venise, autre ville trés chère à mon coeur, pour une quinzaine de jours.
A bientôt donc
Amicalement.

le promeneur du 68 a dit…

Bon séjour à Venise, qui cache beaucoup de trésors peu connus et de recoins attachants, en dehors des lieux trop fréquentés ; magnifique de pouvoir y demeurer aussi longtemps!
A bientôt,
Amicalement,

André et Colette a dit…

Je ne suis pas sorti enthousiasmé de ce concert. D'abord la sono un peu trop forte, noyant les sonorités des instruments et les voix des deux choristes sauf à de trop rares moments de solos. J'ai trouvé les instrumentistes globalement pas brillants.
Et l'ensemble m'a semblé manquer de spontanéité, de liberté, un peu trop convenu, trop poli, trop convenu.
Michel Portal, en janvier, c'était une autre chaleur !