mardi 28 août 2012

To Rome with love!


Pour tout dire, j'ai été très heureux de voir hier soir le dernier film de Woody Allen : "To Rome with love".

To Rome with love

A noter que le titre n'en est pas "From Rome with love"...car ce film est une belle invitation à voir ou revoir la ville éternelle, la ville qui demeure éternellement dans nos pensées...et dans mon coeur!
Je m'y suis rendu plusieurs fois, et  j'y repars avec des amis dans une dizaine de jours...

Woody Allen est un amoureux inconditionnel des villes européennes, et il nous fait partager cette passion avec un enthousiasme communicatif...et certes des imperfections, mais quand on aime, on n'en tient pas compte. Et c'est mon cas, fan de Woody Allen que je suis...

Après le formidable "Match point" londonien, le catalan "Vicky Cristina Barcelona", l'émouvante escale française de "Midnight in Paris", nous voici à Rome, avec ce film très drôle, qui exprime avec une éloquence communicative l'amour du réalisateur pour l'Italie, Rome, les italiens et ...les italiennes.

Avec : Woody Allen, Alec Baldwin, Pénélope Cruz, Jesse Eisenberg, Ellen Page, Roberto Benigni, Antonio Albanese, Alessandra Mastronardi,...

Pénélope Cruz

Où se situe, quant à lui, notre Woody Allen, entre les Etats Unis et l'Europe ? Bien entendu, toujours dans ses névroses, qu'il transporte allègrement avec lui, dans ce film, où il se met en scène dans la peau d'un réalisateur raté (accompagné d'une épouse forcément...psychanalyste, qui le materne avec affection), malgré son QI de 150 (...en euros, ça fait beaucoup moins lui fait remarquer sa femme!).

Jesse Eisenberg et Ellen Page

Le tout donne une excursion divertissante et en même temps profonde dans un décor magique, mais où la véritable beauté se révèle être la beauté intérieure des personnages qui font la vie de Rome : modestes employés, étudiants, jeunes couples,...
Par contre, Woody Allen ne se prive pas, une fois de plus, lorsqu'il s'agit d'épingler la fabrique des fausses célébrités, la télévision, et le monde "people".

Alec Baldwin

Nous suivons, dans ce film, quatre histoires menées presto prestissimo en parallèle.
Voir l'article du Monde, pour plus de détails, ici .

Roberto Benigni

Dans  ces histoires, prennent place des interludes de folie et de rêve, qui se concluent, pour la plupart des protagonistes principaux,  par un retour à une normalité plus assumée, une fois les faux rêves et les fausses ambitions dissipés.
Tout cela par la magie qu'opère Rome sur les esprits et les coeurs...
...une Rome dont le symbole est la pulpeuse Pénélope Cruz : "I am here to fulfill your dreams!".

Antonio Albanese et Alessandra Mastronardi

Seuls ceux qui rêvaient déjà leur vie en arrivant à Rome, et qui ne se laissent pas toucher et emporter par la folie de cette ville exceptionnelle continueront à passer à côté de leur être profond.

Et celui qui connait le mieux Rome n'est pas, contrairement à ce qu'il affirme haut et fort,  l'agent de la circulation qui règle les flots de voitures, qui, tel une marionnette, introduit le film, mais bien plutôt  l'entrepreneur de pompes funèbres, qui chante "Pagliacci"sous sa douche (sous le masque de Paillasse, le télescopage de la fiction et de la réalité, la profondeur de la vie humaine et de la mort)  et, pour la dernière et belle image du film, nous ouvre sa fenêtre sur la Place d'Espagne (le plus beau coin de Rome à mon sens) et ses escaliers menant à la Trinité des Monts, par une de ces soirées bleues comme seule Rome peut nous en offrir!

Une approche et une vision subtilement felliniennes, bien entendu, où rêves, illusions, fantasmes et réalité terre à terre se croisent et s'entrecroisent pour notre (mon) plus grand bonheur.

Quant à nous, dans quelques jours, nous serons sur les pas de l'architecte incarné par Alec Baldwin,  nous promenant avec bonheur dans les ruelles du Trastevere...

Voir la bande annonce en VO: ici !

3 commentaires:

JCMEMO a dit…

Superbe prélude à un voyage à Rome : heureux homme !
J'avais bien aimé ce film également et je partage ton amour pour la Ville Eternelle.
J'y ai séjouné à plusieurs reprises dans una appartement du Trastevere que j'aurais plaisir peut-être à retrouver une jour !
Amitié.

alba a dit…

Quelle chance de partir bientôt à Rome. C'est une ville à voir et à revoir éternellement. Bonne route !
J'aime y retourner malgré une certaine crainte de la foule qu'on y rencontre. Aussi voici un moyen de plonger dans la vision panoramique d'un lieu sacré facile à savourer, sans se déplacer et en l'absence de foule : http://www.vatican.va/various/cappelle/sistina_vr/index.html

le promeneur du 68 a dit…

Je reviens de cinq jours passionnants, où nous avons essayé d'éviter la foule, ce que je ne supporte que difficilement, comme toi. Les ballades dans le Trastevere, sur le Janicule, le Campidoglio, à la Villa Borghese à des horaires décalés : magique!
Je supporte de voir du monde sur la Place d'Espagne, le soir ; j'aime me balader sur les bords du Tevere et passer du temps dans des petites trattorie peu connues...ainsi que dans les jardins, auprès des fontaines et des statues...