vendredi 7 mars 2014

Visages du Cap Vert


Lors de ce voyage, les contacts avec les cap verdiens sont restés relativement réservés, si je compare à la chaleur humaine et aux contacts faciles que j'ai pu vivre au Mali et au Pays Dogon.

Le fait que la présence de randonneurs soit relativement récente dans l'île de Santo Antao en est peut-être la cause, et l'intrusion d'étrangers dans des vallées isolées doit s'entourer de prudence et de respect de notre part.

La population, de 500 000 habitants est éclatées sur 9 îles, ce qui donne un habitat dispersé et une population peu nombreuse dans les vallées et les petits hameaux.

Les hommes semblent le plus souvent désoeuvrés...

Hommes jouant à l'awalé à Punta do Sol
...excepté ceux, assez rares, qui travaillent à leurs plantations de manioc, de patates douces et d'ignames, dans les rares vallées où l'eau est abondante.

Plantation d'ignames
La culture se fait en terrasses...

Culture en terrasses
...mais le nombre de terrasses abandonnées nous a surpris : avec le temps et l'érosion, elles finiront par disparaître, alors que des cultures, comme celle du café, y seraient certainement possible, mais cela demanderait initiatives, organisation, moyens et logistique pour l'exportation des produits...

Plant de café

Nous avons perçu les adultes plutôt distants, même si certaines personnes âgées nous ont accueillis avec un beau visage, comme si nos deux mondes avaient du mal à entrer en contact, déjà, bien entendu, de par la différence de niveau de vie entre nous, mais plus que cela : nous avons  perçu comme une sorte de lassitude, de résignation et de manque d'initiatives... et l'attente de l'argent envoyé d'Europe ou des Etats Unis par le million de cap verdiers expatriés.


La situation des cap verdiens n'est pas facile, due à des handicaps structurels : manque crucial d'eau, terre souvent totalement aride, difficultés importantes au niveau des transports.

Nous nous sommes interrogés sur la difficulté pour les jeunes à poursuivre des études autres que primaires, vu l'impossibilité pour les parents d'envoyer les jeunes dans les établissements secondaires de plus grandes villes situées sur d'autres îles éloignées, comme Mindelo ou Praia, la capitale.


Cependant, les sourires des enfants fut pour nous une récompense essentielle : ils nous ont ouvert leur coeur et leur joie de vivre encore spontanée !






L'avenir du Cap Vert est entre leurs mains!



1 commentaire:

Jean Claude Mazaud a dit…

En admirant, sur tes magnifiques portraits, tous ces visages radieux, on a du mal à imaginer que l'accueil puisse être réservé...
Une façon de se protéger peut-être ?
En tout cas un pays non encore gaté par le tourisme...
Bon dimanche
Très amicalement.