mardi 12 novembre 2013

Cinéma : "Inside Llewyn Davis" des frères Coen



"Inside Llewyn Davis", le dernier (et dix septième) film des frères Coen est à la fois dépressif et  hilarant. 
Un film aux dialogues irrésistibles et aux personnages improbables, qui nous plonge de main(s) de maître(s) dans la psychologie d'un loser improbable : Llewyn Davis.

Oscar Isaac

C'est un film où la musique est omniprésente, mais est-ce bien de la musique?
En effet l'imposant auteur-compositeur toxicomane (interprété par John Goodman), avec qui il se rend à Chicago, l'interroge : "Tu joues quoi déjà?" - "De la folk!" - "Ah je croyais que tu étais musicien!"

John Goodman

Eh bien si, c'est de la très belle musique, à mon goût, superbement interprétée par l'acteur principal, Oscar Isaac.

Oscar Isaac

Tout foire dans la vie de ce jeune musicien folk new yorkais, dans les années 60 à Greenwich Village, mais à chaque tuile, nous nous attachons un peu plus à lui...nous y reconnaissant peut-être un peu...

Les autres personnages-protagonistes de ce film habilement cruel ne sont-ils pas aussi, au fond, des losers, chacun à sa manière, telle Carey Mulligan, qui est magnifique et dont l'utilisation répétitive du mot "asshole" est un vrai régal!

Carey Mulligan


Un étrange et jouissif road-movie où Llewyn Davis, magnifiquement interprêté par Oscar Isaac, avec son regard fatigué et expressif, fini par revenir à son point de départ, accompagné par, ou à la recherche d'un chat roux, fort justement dénommé Ulysse, appartenant à un couple juif aisé et tout autant décalé et paumé que lui, chez qui il lui arrive de dormir, en désespoir de cause.

Oscar Isaac


Garfield, ou Ulysse, ou...
Lllewyn Davis ?

Un road movie intérieur, une ballade drôle et mélancolique dont je suis sorti séduit, charmé avec l'impression d'avoir été conduit par la main au plus près de la misère humaine : sous un humour noir et grinçant il y a chez les frères Coen une intelligence du propos et une finesse d'analyse étonnants.

Joel et Ethan Coen

Ne nous tendraient-ils pas un miroir où nous hésitons à nous reconnaître, mais de ce fait, nous nous interrogeons...quelque part.

De plus, la photographie est envoûtante et nous plonge totalement dans une atmosphère nocturne et hivernale.

Un beau film réaliste, sincèrement cruel, et tous comptes faits : bouleversant.

Voir ici la bande-annonce du film.

1 commentaire:

Jean Claude Mazaud a dit…

J'ai également beaucoup aimé ce film (article prévu le 16/11)
Bonne soirée