vendredi 16 décembre 2016

Opéra : L'Amour de Loin : intéressé mais pas touché



Nous sommes allés voir samedi 10 décembre l'Opéra "L'Amour de Loin", retransmis en live depuis le Met à New-York.


C'était autant pour découvrir une nouvelle mise en scène de Robert Lepage, qui nous avait tellement subjugué en octobre 2010 avec l'Or du Rhin, que pour découvrir l'oeuvre de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho, ainsi que le livret  d'Amin Maalouf

Le Prince de Blaye, Jaufré Rudel, est las des plaisirs qu'offre la vie aux personnages de son rang. Il désire vivre un amour différent, auquel il s'était interdit de croire.
Ses amis le rejettent, lui expliquant que la femme qu'il imagine n'existe pas...
Mais un pèlerin, arrivé d'un pays lointain, lui assure qu'une telle femme existe et qu'il l'a rencontrée.
A partir de cet instant, toutes les pensées de Jaufré vont à cette femme...

Kaija Saariaho


Robert Lepage
J'ai donc été intéressé à plusieurs titres par cet opéra contemporain, mais jamais touché.

La mise en scène repose sur un ensemble de câbles lumineux qui changent de couleur en permanence et évoquent les mouvements de la mer.

Quelques pirogues et une curieuse passerelle fort peu poétique circulant sur des rails complètent l'ensemble.


La création musicale était accessible, bien interprétée sous la direction de Susanna Mälkki.

Le livret d'Amin Maalouf m'a par contre déçu de par  une certaine superficialité dans l'expression des sentiments des deux partenaires, mais je serais curieux de lire son livre :


Eric Owens m'a également déçu, dans le rôle du troubadour Jaufré, n'ayant pas le physique de l'emploi, et sa voix chaude et puissante n'étant pas, à mon goût, appropriée pour ce rôle.


Eric Owens (ici) avait été pour moi une révélation dans le rôle d'Alberich, dans l' Or du Rhin avec l'extraordinaire mise en scène de Robert Lepage en oct 2010 (), rôle qui lui allait comme un gant.

J'ai bien aimé par contre l'interprétation du rôle de Clémence par Susanna Phillips.
Je l'avais appréciée dans Cosi fan tutte en 2014 : ici.

Susanna Phillips et Eric Owens
Mais c'est surtout l'interprétation du Pèlerin par la mezzo-soprano américaine Tamara Mumford et ses superbes modulations vocales, qui a dominé l'ensemble de cet opéra.

Le Pèlerin (Tamara Mumford)
Tamara Mumford
En résumé :  une certaine curiosité de ma part, pas vraiment d'ennui (mais tout juste!) et je n'ai été touché, ni par la mise en scène, ni par l'ensemble de l'oeuvre...

Je partage donc dans l'ensemble le point de vue de JCMemo (ici) et comme lui, j'avais beaucoup plus apprécié une autre oeuvre contemporaine :  La Tempête de Thomas Ades (ici).

1 commentaire:

Jean Claude Mazaud a dit…

Ton article tient mieux la route que le mien...A vrai dire je me suis bien ennuyé et j'ai même eu l'intention de rien écrire.
Je fais référence à ton billet.
Amitiés
JCM