mercredi 13 mars 2013

Photographie : Marcel IMSAND à la Fondation Pierre Gianadda


Nous avons eu le bonheur de voir, fin février, l'exposition consacrée au grand photographe d'origine valaisanne Marcel Imsand (né en 1929) par la Fondation Pierre Gianadda à Martigny, dans le Valais.

Il faut dire que s'est établi au fil du temps, une longue amitié entre Marcel Imsand et Léonard et Annette Gianadda et il était donc naturel que le grand photographe soit exposé à Martigny.

Léonard Gianadda et Marcel Imsand, automne 1989
Les parents du petit Marcel étaient ouvriers. Dès 1945 il travaille comme porteur de pain, puis devient apprenti boulanger à Vevey. Ce métier ne lui plait pas.
Il devient alors mécanicien de précision, métier qu'il exercera jusqu'en 1964.

Maurice Béjart

En 1964, il se consacre à la photographie et devient l'un des plus grands portraitistes de notre époque.
Il a travaillé pour des personnalités célèbres : Barbara, Maurice Béjart, le mime Marceau, Nina Simone, Cindy Crawford et bien d'autres.

Barbara

Mais il s'est aussi attaché à des personnages humbles : Luigi le berger, Paul et Clémence, les deux frères,...

Paul et Clémence

Nous reconnaissons avec bonheur ses portraits et ses paysages.
Son style est rempli d'amour, de tendresse et d'émotion et il nous va droit au coeur.





Ses clichés nous révèlent une nature dure et belle, un travail pénible et fier, des demeures à l'abandon :






Marcel Imsand s'est lié d'amitié avec un berger, Luigi, originaire de Bergame, qui a mené son troupeau sept rudes hivers durant, au travers du pays de Vaud, bravant le brouillard et la neige, à la recherche de pâtures.

Luigi le berger




Il fallait un photographe comme Marcel Imsand pour dépasser le pittoresque et nous révéler par des images exceptionnelles les dimensions de l'homme, l'envoûtement des saisons qu'il affronte, les gestes de la tradition, le comportement de ses brebis, auxquelles il est entièrement dévoué.


Quand Luigi allume son feu dans une clairière, entre son troupeau endormi et son campement, il défend ce qui compte davantage pour lui que le froid et la solitude : sa liberté.



Un très bel ouvrage "Luigi le berger", avec des reproductions de grande qualité, a été édité par la Fondation Pierre Gianadda.

3 commentaires:

alba a dit…

Très beau message sur la Fondation Gianadda de Martigny, que j'ai eu la chance de connaître pour certaines de ses magnifiques expositions. Bravo pour cette sélection de photos qui nous replongent dans l'univers humble du Pâtre et son troupeau, comme nous le rencontrons en montagne mais aussi dans celui des gens simples ... tout comme ceux que tu sais toi aussi, photographier, merci !

Jean Claude Mazaud a dit…

Encore un photographe méconnu de moi... Tout cela est évidemment impressionnant, simple et tellement humain..
"L'épisode Luigi" m'a particulièrement touché;
Ah le "noir et blanc" !
Amitiés.
Ps : heureux de ta réaction sur Parsifal (même "amputé")

le promeneur du 68 a dit…

Merci pour votre passage et votre rencontre avec Marcel Imsand et Luigi le berger...Le Noir et Blanc nous aide à voir l'essence des êtres et des choses, celle que nous portons en nous!
Amitié.