lundi 27 janvier 2014

Elvira Bach s'expose à Riegel, dans le Kaiserstuhl



Nous sommes encore à Riegel, dans le Kaiserstuhl, mais à des années lumière du thème développé dans ma note précédente!

C'est à la Kunsthalle Messmer de Riegel am Kaiserstuhl (Musée Messmer, voir ici) que l'artiste allemande Elvira Bach est exposée - je dirais plutôt s'expose - jusqu'au 30 mars 2014.

Elvira Bach

Elvira Bach, née en 1951 à Neuenhain, dans la Hesse, est une artiste allemande de renom, qui, dans les années 1980 a été associée au mouvement artistique des "Jeunes Sauvages"  (Jungen Wilden, voir ici, en anglais).

C'est un mouvement d'artistes dont la caractéristique est de peindre en larges coups de pinceaux rapides et expressifs, en utilisant des couleurs intenses et brillantes.

C'est toujours le cas des oeuvres d' Elvira Bach (Voir ici et ).


Elle fit sa percée artistique en 1982 lors de la Documenta de Kassel.

Le caractère unique de ses images de femmes fait d' Elvira Bach une icône du milieu artistique allemand et international actuel.


Ses portraits féminins sont absolument saisissants de par la gamme de couleurs crues utilisées, le coté fortement provocateur et hypnotique de certains tableaux.

Elvira Bach

La thématique générale de son oeuvre me semble dure et violente.



Les critiques parlent à son sujet d'une "irrépressible envie de vivre" que, personnellement,  je n'ai pas trouvé dans ses tableaux, bien au contraire.


J'ai plutôt senti une souffrance personnelle exprimée de façon violente et provocatrice.
En particulier dans le tableau ci-dessus, l'artiste - ou la femme et le désir de création en elle - est empêchée dans son oeuvre par les corvées ménagères et les enfants...

La thématique des talons aiguille, comme faisant partie intégrante du corps de la femme, ces talons aiguille qui, par moment, transpercent des coeurs, est omniprésente.



L'homme est quasiment absent de ses tableaux, sinon comme une ombre grise mal définie, en arrière plan.



 Les expositions du Musée Messmer de Riegel sont toujours passionnantes, sinon "intéressantes", comme pour cette exposition consacrée à Elvira Bach, qui m'a surpris, "intéressé" , dont les images m'ont "saisi"...mais que, personnellement, je n'ai pas aimé!

Voir ma note ici sur une exposition antérieure magique consacrée à Marc Chagall, par le Musée Messmer, note qui a reçu plus de ...6000 visites!


2 commentaires:

Jean Claude Mazaud a dit…

En effet bien loin du culte de Mithra !
Certes les couleurs accrochent..
mais cela ne me touche pas, tout au moins pour ce premier regard que je porte sur les oeuvres de cette artiste que je ne connaissais pas..
Bien amicalement.

alba a dit…

Les "nana" d'après-guerre, de Niki de Saint Phalle de l'école de Nice, n'ont plus rien à envier aux "dames" de l'ère post-moderne d'Elvira Bach, pour leur caricature du féminin ... Certaines s'y retrouveront d'autres s'en préserveront, car le féminin est tout autre du coté de la différenciation.